Mercredi 24 juin, Lili était à l’Assemblée nationale pour la restitution du Tour de France de L’École Change Demain, un mouvement citoyen dont Lili est partenaire engagé. Gaëlle Papet et Géraldine Aigle représentaient Lili lors de cette soirée de clôture.

Pendant 100 jours, Emma Bertoin et Tom Dilly, co-fondateurs de L’École Change Demain, ont sillonné le territoire à la rencontre de près de 2 000 enfants et adultes (enseignants, parents, animateurs, élus) dans 25 communes engagées à faire de l’école une priorité de leur mandat. Plus de 100 réunions publiques et ateliers ont permis de faire émerger une vision partagée. Gaëlle et Arnaud Massonnie étaient d’ailleurs intervenus dans le cadre d’un de ces ateliers, à Grigny, première Cité Éducative de France.

Trois rêves pour l’École

À chaque étape, la même question était posée : quel est votre rêve pour l’école ? Trois réponses sont revenues, sous des formes différentes selon les territoires visités.

Une école où l’on apprend dans la joie. À Questembert, où une salle « snow zen » a été créée pour permettre aux enfants de s’apaiser, une salle où on peut tout faire sauf parler. 

Une école ouverte sur le monde. À Ville-d’Avray, un pédibus mobilise 370 enfants et leurs animateurs chaque matin. Un potager partagé est devenu un lieu où les différents acteurs de l’écosystème éducatif travaillent ensemble. La Maison Pour Tous, association d’éducation populaire forte de 1 600 adhérents, multiplie les ponts entre l’école et la vie associative locale. 

Une école qui se décide et se vit ensemble. À Saint-Clément, c’est le conseil municipal des enfants qui a porté lui-même le projet de renaturation de sa cour d’école, avec un ruisseau et des espaces végétalisés. À Marcilly-sur-Eure, élu en charge de l’éducation, référente école-mairie, agents de service et ATSEM travaillent sur un même projet, sans hiérarchie cloisonnée. À Grigny, 92 nationalités, 27 écoles et 3 collèges, mais un seul et même objectif pour les parents, enseignants et équipes municipales : avancer main dans la main pour que chaque famille trouve sa place dans la communauté éducative.

Trois plafonds de verre identifiés

Et en même temps, partout où se sont rendus Emma Bertoin et Tom Dilly le constat est le même. Quel que soit le territoire, les initiatives locales se heurtent à des freins structurels. 

Le premier frein concerne l’écoute des enfants. Leur parole reste trop souvent absente des décisions qui les concernent directement.

Le second porte sur l’inclusion. Sans moyens à la hauteur des ambitions affichées, la politique d’inclusion scolaire génère aujourd’hui davantage de souffrance, pour les enfants concernés comme pour les équipes qui les accompagnent, qu’elle ne produit de résultats.

Le troisième touche au pouvoir d’agir des acteurs de terrain. Enseignants, animateurs et directeurs d’école se heurtent à un empilement de contraintes administratives et hiérarchiques qui limite leur capacité à innover.

Ces trois plafonds de verre ont un point commun : ils se heurtent tous, d’une manière ou d’une autre, à un déficit de compétences psychosociales. Écouter un enfant suppose qu’il sache mettre des mots sur ce qu’il ressent, et que l’adulte en face de lui sache l’accueillir. Faire vivre l’inclusion suppose une coopération réelle entre pairs, qui ne s’improvise pas. Redonner du pouvoir d’agir aux équipes éducatives suppose une posture de confiance et des outils concrets pour transformer leur quotidien professionnel. Les compétences psychosociales ne sont pas un supplément d’âme : ce sont les fondations qui permettent à ces trois plafonds de verre de se fissurer.

La place de Lili dans cette dynamique

Ce diagnostic rejoint directement ce que Lili construit depuis sa création.

Notre approche se distingue par la continuité éducative : nous ne nous arrêtons pas à la porte de l’école. Nos programmes accompagnent l’enfant et les adultes qui l’entourent sur tous ses temps de vie,  à l’école, en périscolaire, et à la maison. Cette continuité est précisément ce que réclame le troisième rêve identifié par le Tour de France : une école qui se décide et se vit ensemble, où enseignants, animateurs et parents partagent un même langage et une même posture face à l’enfant.

C’est aussi une réponse concrète au plafond de verre du pouvoir d’agir. Plutôt que d’ajouter un dispositif de plus à gérer, Lili fournit aux maires et aux collectivités un outil clé en main qui relie les acteurs plutôt que de les multiplier : un programme unique, déclinable de la classe au domicile, conçu pour que chaque éducateur, professionnel ou parent, dispose des mêmes repères. C’est le sens du programme Lili pour les super-parents qui prolonge à la maison ce qui se construit à l’école.

Le soutien à la parentalité occupe également une place centrale dans notre approche. Faire collectif, pour reprendre le troisième rêve identifié à Grigny comme ailleurs, ne peut se construire sans les familles. C’est pourquoi Lili développe des outils spécifiquement pensés pour les parents, et non uniquement pour les professionnels de l’éducation.

La suite

L’École Change Demain poursuit son action sur deux fronts : l’accompagnement de 10 communes pilotes, et une mobilisation transpartisane pour faire de l’école un enjeu majeur de la prochaine élection présidentielle, avec le soutien des députés présents lors de la restitution.

Lili continue, de son côté, à construire les ponts entre l’école, le périscolaire et la maison, pour que chaque enfant grandisse en confiance, porté par une communauté éducative qui partage un même langage et une même posture.